Pendant que Marjo remontait à Tana pour raccompagner sa maman à l’avion, j’ai mis à profit mon weekend end de la Toussaint pour découvrir une région très enclavée dans les montagnes entre Fianarantsoa et Manakara. Damien coopérant au foyer de Tanjomoha, était aussi abandonné par sa femme. L’occasion était vraiment trop belle: un vrai weekend end « mec » s’était donc improvisé concept: 3 jours en VTT pour un trip sur les pistes malgaches entre foret primaire et rizières dans des vallées perdues.
A mi chemin entre les hauts plateaux et la côte-est il existe une vieille route qui reliait Ifanadiana à la côte en passant par Fort-Carnot : La RN 14.
Départ samedi de Ifanadiana à 12h. Montagne, plein cagnard, un certain manque de physique en ce qui me concerne… et tout de même 46 km à boucler pour notre première étape. Ca commençait fort. Nous sommes arrivés à Tolongoina a 17h en tirant déjà les leçons de notre première journée :
L’après-midi il fait très très chaud, la montagne ça monte et ça descend et surtout que la difficulté en vélo vient souvent de la qualité du revêtement. Cette ancienne piste est vraiment dure à rouler, en effet elle est composée de pierre type ballast non jointoyées évidemment, très peu roulant et très casse-gueule, surtout en descente.
Nuit à Tolongoina, diner chez des sœurs missionnaires dans les villages de forêt autour de Tolongoina. Cette ville est aussi une gare desservie par le train et grosse étape de chargement de bananes pour alimenter les hauts plateaux.
Deuxième jour entre Tolongoina et Fort Carnot encore 46 km, départ 6h30 arrivée à 11h20. Après-midi repos et visite de ce bourg perché à l'extrémité de la piste au fond du cul de sac, ville perdue entre rivières et montagnes, ravitaillée par les corbeaux…et par un camion brousse bi hebdomadaire. Ancien fort Français pendant la colonisation, le nom malgache Ikongo veut dire « où est la tique du boeuf ». Une sensation unique de bout du monde. Nuit dans un hotely bien local, « chez coco ». Mémorable…
Last but not least, on a terminé par une bonne grosse journée de 9h on a commence à pédaler à 5h30 sous la pluie pour s’arréter à 14h30 après 84 km dans les mollets et deux passages de rivières en pirogue, en s’arrêtant à peine une heure au total, en fait, plutot bien rodés donc sur la fin. On a fait 54 km jusqu'à à Ifanirea pour trouver enfin un bout de goudron correct. Nous l’avons suivi encore pendant 30 km jusqu'à ce qu’un pick-up qui passait par là nous ramasse pour nous déposer à Vohipeno et boucler ainsi les 40 derniers kilomètres. (Notre but initial était de parvenir jusqu'à Ifanirea, les 30 km de plus c’était du rab pour le fun, et ouais on devient même un peu mazos en fait !)
Très certainement la portion la plus sauvage de notre périple puisque le dernier cyclone de mars 2010 a emporté le bac qui faisait la jonction entre Fort-Carnot et Ifanirea. Plus aucun véhicule à 4 roues ne passe depuis, seulement les motos des collecteurs d’or utilisent cette piste. La surprise des malgaches était grande et la crainte se dessinait sur le visage des enfants en voyant surgir deux vazahas de bon matin sous la pluie . On a pu se rendre compte de l’enclavement de ces villages car certains enfants n’ont jamais vu de blancs. Beaucoup montrent des signes de malnutrition, en revanche tous nous saluent avec des bonjour qui font chaud eau cœur et redonne du courage pour pédaler. Les paysages de rizières sont absolument grandioses.
Nous sommes donc arrivés à 18h le soir à Tanjomoha accueillis par les enfants orphelins du foyer hurlants de joie. Une arrivée digne d’un soir d’étape du tour tellement les enfants étaient contents de nous voir arriver.
Conclusion : 170 km, des milliers de coup de pédales, une diversité de paysage hallucinante, des sourires et des bonjours par centaines, 3 jours d’isolement à la rencontre des gens, sans réseau, de partage intense avec Damien et de joie dans l’effort.
Comme ca fait du bien !!
Voici quelques photos pour vous donner un aperçu de notre petite escapade.
A mi chemin entre les hauts plateaux et la côte-est il existe une vieille route qui reliait Ifanadiana à la côte en passant par Fort-Carnot : La RN 14.
Départ samedi de Ifanadiana à 12h. Montagne, plein cagnard, un certain manque de physique en ce qui me concerne… et tout de même 46 km à boucler pour notre première étape. Ca commençait fort. Nous sommes arrivés à Tolongoina a 17h en tirant déjà les leçons de notre première journée :
L’après-midi il fait très très chaud, la montagne ça monte et ça descend et surtout que la difficulté en vélo vient souvent de la qualité du revêtement. Cette ancienne piste est vraiment dure à rouler, en effet elle est composée de pierre type ballast non jointoyées évidemment, très peu roulant et très casse-gueule, surtout en descente.
Nuit à Tolongoina, diner chez des sœurs missionnaires dans les villages de forêt autour de Tolongoina. Cette ville est aussi une gare desservie par le train et grosse étape de chargement de bananes pour alimenter les hauts plateaux.
Deuxième jour entre Tolongoina et Fort Carnot encore 46 km, départ 6h30 arrivée à 11h20. Après-midi repos et visite de ce bourg perché à l'extrémité de la piste au fond du cul de sac, ville perdue entre rivières et montagnes, ravitaillée par les corbeaux…et par un camion brousse bi hebdomadaire. Ancien fort Français pendant la colonisation, le nom malgache Ikongo veut dire « où est la tique du boeuf ». Une sensation unique de bout du monde. Nuit dans un hotely bien local, « chez coco ». Mémorable…
Last but not least, on a terminé par une bonne grosse journée de 9h on a commence à pédaler à 5h30 sous la pluie pour s’arréter à 14h30 après 84 km dans les mollets et deux passages de rivières en pirogue, en s’arrêtant à peine une heure au total, en fait, plutot bien rodés donc sur la fin. On a fait 54 km jusqu'à à Ifanirea pour trouver enfin un bout de goudron correct. Nous l’avons suivi encore pendant 30 km jusqu'à ce qu’un pick-up qui passait par là nous ramasse pour nous déposer à Vohipeno et boucler ainsi les 40 derniers kilomètres. (Notre but initial était de parvenir jusqu'à Ifanirea, les 30 km de plus c’était du rab pour le fun, et ouais on devient même un peu mazos en fait !)
Très certainement la portion la plus sauvage de notre périple puisque le dernier cyclone de mars 2010 a emporté le bac qui faisait la jonction entre Fort-Carnot et Ifanirea. Plus aucun véhicule à 4 roues ne passe depuis, seulement les motos des collecteurs d’or utilisent cette piste. La surprise des malgaches était grande et la crainte se dessinait sur le visage des enfants en voyant surgir deux vazahas de bon matin sous la pluie . On a pu se rendre compte de l’enclavement de ces villages car certains enfants n’ont jamais vu de blancs. Beaucoup montrent des signes de malnutrition, en revanche tous nous saluent avec des bonjour qui font chaud eau cœur et redonne du courage pour pédaler. Les paysages de rizières sont absolument grandioses.
Nous sommes donc arrivés à 18h le soir à Tanjomoha accueillis par les enfants orphelins du foyer hurlants de joie. Une arrivée digne d’un soir d’étape du tour tellement les enfants étaient contents de nous voir arriver.
Conclusion : 170 km, des milliers de coup de pédales, une diversité de paysage hallucinante, des sourires et des bonjours par centaines, 3 jours d’isolement à la rencontre des gens, sans réseau, de partage intense avec Damien et de joie dans l’effort.
Comme ca fait du bien !!
Voici quelques photos pour vous donner un aperçu de notre petite escapade.
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| Première étape : 46 km |
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| des montagnes, des rizières, voici notre terrain de jeu |
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| Village perdu dans de grandes étendues de riz |
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| Fort Carnot vue du dessus |
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| Question : Asie ou Afrique ? |
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| Réponse : ni l'un ni l'autre c'est MADAGASCAR !! |
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| Traversée au sec, en pirogue |
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| Arrivée à Tanjomoha, accueillis par les enfants du Foyer |
A bientôt pour de nouvelles aventures,
On vous espère tous en forme et on vous embrasse !!!
M&A.












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